Non, ce n'est pas moi en train de travailler (la preuve, j'ai coupé mes cheveux).

Comme j’avais un rendez-vous, j’ai dû sortir de ma retraite de confinement. Je devais me rendre dans un quartier normalement animé, avec des cinémas, des théâtres, des bars, des restaurants et des bistrots. Tout était fermé ! Quelle tristesse, vraiment. On se serait cru dans un roman post-apocalyptique de Pierre Bordage, tel que Les derniers hommes ou les Chroniques des Ombres ou encore dans le monde de Dragontown, sur la Brutal Planet d’Alice Cooperi, ce fabuleux dyptique de rock-indus-opéra. Par contre, la rue commerçante était moins inanimée : les petits magasins et les grandes enseignes étaient bien ouvertes. Certes, il fallait faire la queue pour entrer, porter un masque, se laver les mains, etc. Mais tout est fait pour que le commerce se porte bien. Même les librairies commencent à rouvrir. Bon, il est dommage que les jardins, plages, forêts, bref, tout ce qui peut apporter de la vie, du plaisir ou contribuer au bonheur reste irrémédiablement fermé et donne un aperçu de ce que peut être un camp de travail (toutes proportions gardées, bien évidemment). Nous n’en sommes certes pas encore aux conditions de l’île de Sakhaline, telle que les décrit Anton Tchékhov, mais quand même, on tend de plus en plus vers le modèle de société du Village, le cadre de la série Le Prisonnier. Grosse différence, on n’a pas besoin de badge, nos smartphones nous suffisent. Et au Village, il y avait quand même des concerts, des séances de théâtre et de cinéma. Et on pouvait aller sur la plage pour y jouer aux échecs, ou s’asseoir dans un parc…

Bien évidemment, plus de Tenues jusqu’à nouvel ordre. Prendre les transports ? Oui (et encore). Bosser ? Bien évidemment. Consommer ? Naturellement, il faut relancer l’économie, vous savez, ce processus indirectement responsable de ce que nous vivons en ce moment. Mais le reste ? Retrouver des amis ? Non, sauf chez soi. Aller prendre un verre ou un repas ailleurs ? Non. Aller au cinéma, au théâtre ? Et puis quoi encore ! Vivre et trouver d’autres intérêts que la consommation ? Vous n’y pensez pas ! Rendre visite à un membre de sa famille qui vient d’avoir un bébé? Inconcevable!

Bref, nous voilà condamnés à faire œuvre au noir. Mais rappelons-nous que c’est aux heures les plus noires que point la lumière. C’est ainsi pendant le Confinement que j’ai reçu une grande nouvelle.

Malgré le contexte difficile que nous vivons, j’ai la joie de vous annoncer la sortie prochaine de mon ouvrage : l’Ethique en Franc-maçonnerie, chez Numérilivre-Editions des Bords de Seine (https://numerilivre.fr/fr/accueil/174-166-l-ethique-en-franc-maconnerie-142.html#/35-type_ouvrage-livre_papier). J’ai fêté ça aussi dignement que notre existence actuelle le permet : soirée pizza avec des amis chez moi. Il nous reste encore ça, profitons-en.

Vivement que nous retrouvions un semblant de vie normale, que je puisse avoir la joie de vous rencontrer en salons ou en librairie, et peut-être même en Loge !

J’ai dit.

PS : l’ouvrage est disponible sur le site de l’éditeur en pré-commande et aussi en librairie à partir de juin. Mais si vous m’en voulez vraiment, vous pouvez le commander sur le site fondé par Jeff Bezos, l’homme aux mille milliards de dollars.

iSoit dit en passant, Alice Cooper a sorti un single confiné, avec ses musiciens, fort justement intitulé Don’t give up. Je vous encourage à l’écouter, et à visionner le clip. Une belle chaîne d’union virtuelle.

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