Une lucidité tranquille face à la mort – (Réflexion hors publications littéraires)

Pour peu que l’on s’avise de mener et de circonscrire une étude au seul domaine de la musique maçonnique, l’on ne s’étonnera pas de porter notre choix sur Mozart. S’agissant du maître de Salzbourg, on pourrait aisément le qualifier de « génie de la Lumière », tant il est vrai qu’en ce domaine, plus que tous, Mozart use de son génie le plus évident. Sa musique d’inspiration maçonnique crée le vide dans la raison du profane et Mozart excelle dans sa fabuleuse science instrumentale, afin qu’elle nous livre dans son ésotérisme  le fruit de son idéal philosophique. Tout y est fait pour qu’elle touche par le symbole le cœur et l’esprit des mélomanes avertis – ici plus qu’ailleurs, Mozart, use de minutie et de complexité par l’exercice d’une arithmétique secrète des notes, mais aussi des intervalles, des dissonances, des configurations harmoniques et rythmiques, et donc des nombres. Écoutée par une oreille avertie, ouverte à l’intelligence des petits et des grands mystères, Mozart ne cesse, ici, de suggérer une autre réalité de son œuvre où transparaît avec force son idéal.

Dans ce répertoire, on y trouvera la mise en évidence de stratégies : celle des nombres, mais aussi des arguments ésotériques, des décors symboliques, du choix des instruments dits « maçonniques », des rôles, des tonalités, des tempi, qui, toutes concourent à en faire des œuvres rituelles ou symboliques. Si ardemment que le mélomane s’efforce de cerner la pertinence symbolique de cette série d’œuvres, sa raison capitule et s’il s’émeut du jeu mélodique, il n’en perçoit pas toujours le message secret. Cette musique est puissante d’intuition dramatique et d’ineffable spiritualité, aussi diverses qu’en soient les pièces : lieder, cantates, odes funèbres, opéra bouffe, et elle tient dans l’œuvre de Mozart la place que tient la musique liturgique chez ses contemporains compositeurs. Elle marque le « midi plein » de l’expression la plus intime de son génie. Le pasteur Karl Barth disait à son endroit : « il doit y avoir une relation directe et très spéciale entre Dieu et cet homme… Chez Mozart, je pressens un art que je ne discerne chez aucun autre… » Ne serait-ce point, le musicien transcendé par sa foi philosophique pour lequel le symbolisme transmuerait la notation musicale (?).

C’est en décembre 1784 que Mozart entre en Franc-maçonnerie et reçoit son initiation au grade d’apprenti dans la loge viennoise « la Bienfaisance ». Ainsi une réflexion lucide et son attirance pour les idées-forces des illuminés de Bavière, trouvent-elles leur prolongement logique, tandis que le musicien rejoint les rangs dans lesquels se trouvent bon nombre de ses amis, Goethe, le baron Gottfried von Swieten− son protecteur−, le prince Nicolas Esterházy, Ignaz von Born− vénérable de la log e et dignitaire de la franc-maçonnerie viennoise −, Emmanuel Schikaneder acteur et auteur de pièces de théâtre qui lui insufflera plus tard l’idée de la flûte enchantée.

Ce qui pour d’autres n’eut été qu’une forme de vie sociale supérieure devait devenir pour Mozart un nouvel éclairage du monde, un accès à la sagesse, une démarche comparable à celle d’une conversion mûrement réfléchie. Prosélyte ardent, il entraînera dans son adhésion des esprits aussi conservateurs que Joseph Haydn ou son père Léopold Mozart, dès le début de 1785.

À onze ans, il compose sa première mélodie sur un thème d’Uz la joie, Reine des sages. Cette ariette est évidemment d’inspiration maçonnique à l’intention du docteur Wolff qui l’a soigné et lui-même probable  maçon.

À l’automne 1779, il a 23 ans, la musique de Thamos, Roi d’Égypte, esquisse déjà la flûte enchantée. Pour la première fois au-delà du thème égyptien – symbole fort de l’un des berceaux de la franc-maçonnerie −, l’écriture musicale s’articule autour de grands symboles maçonniques :

  • les trois bémols de la tonalité en Mib majeur ;
  • les trois accords de trois notes ;
  • les triades musicales insistantes, c’est-à-dire des séries de trois mesures de trois notes, de trois mêmes marches harmoniques (séries de tonalités) ;
  • mais aussi les tierces enchaînées des flûtes qui brodent par-dessus le chant du troisième

En 1783, il est fort possible que ce soit le chevalier von Gemmingen, dignitaire maçon fondateur de la loge « la Bienfaisance » qui lui ait fourni le beau texte de la cantate maçonnique l’Hymne au soleil K 620 a. Là encore le titre est à lui seul un symbole fort – c’est le thème du premier chœur de cet hymne qui deviendra à la fin de la flûte enchantée, l’admirable invocation chantée par Sarastro : « les rayons du soleil dissipent la nuit ». À cette période, il compose la suite liturgique maçonnique K 440 a et d pour instruments à vent.

Le musicien vient de rejoindre la loge « la Bienfaisance » et dès lors l’initié transcende le génie véritablement inspiré. Viennent le quintette pour clarinette et le concerto pour clarinette en la majeur K 622 dont le dédicataire n’est autre que le virtuose clarinettiste Anton Stadler, membre de la même loge que Mozart.

Par la suite, il compose la belle cantate maçonnique K 471 en l’honneur d’Ignaz von Born – son frère maçon, homme de science éminent – ainsi que la mélodie K 468.

Pour l’initiation de son père au second degré, l’Ode funèbre maçonnique K 479 a révèle l’univers spirituel de Mozart. On y entend en effet, le Cantus firmus tiré du plein chant de la liturgie des défunts. Les premières mesures sont à l’identique de celles pour la mort du Christ dans la messe du couronnement K 317 en ut majeur. Ici, la mort, ligne de force, leitmotiv, n’est pas perçue comme un drame, encore moins comme une énigme désespérante, mais bien plutôt elle transcende et transforme la vie meurtrie en vie véritable.

Ce thème du passage vers la Lumière habite tout l’œuvre Mozartien, comme sa première symphonie K 16 où la tonalité d’ut mineur avec des dessins pointés et des ascendants de basses relative à Mi b majeur est choisie par Mozart comme tonalité maçonnique rappelant le Principe créateur parce que Ut est la première note de la gamme fondatrice. Dans cet esprit, la cantate Grabemusik K 35 a est de la même esthétique.

Est-ce encore une coïncidence si le thème majeur du rondo pour piano en la mineur K 511 est directement inspiré par une aria de l’Orféo de Gluck – musicien à l’esthétique bien différente, mais maçon lui aussi.

Cette esthétique de la mort – passage vers la félicité – vers la Lumière−, trouve sa pleine expression dans la sonate pour piano en la mineur K 300 d’où « l’allegro maestoso » du premier mouvement apparaît comme une injonction à ne pas en faire un drame, et le mouvement « maestoso » en révèle la grandeur. Ici, la lucidité tranquille face à la mort, rejoint à des siècles de distance, l’idée-force de Jean Verdun dans son livre « la réalité maçonnique » à propos du passage à l’Orient Éternel autrement dit à la mort : « n’esquive pas ».

Au-delà de sa musique instrumentale, l’univers Mozartien va se révéler dans ses partitions lyriques avec une vision métaphysique quasi exhaustive  jusqu’à créer une véritable théologie d’Opéra.

Dans Idoménée, Roi de Crète K 366, le thème n’est autre que celui de la mort rédemptrice et donne un prélude des grandes pages de la flûte enchantée. Ainsi, dans l’enlèvement au sérail K 384, Constance – personnage central de ce singspiel (dialogue) −, se révèle pleinement dans le duo du dernier acte en s’adressant à Behonte avec une phrase musicale d’une douceur infinie sur ce « Qu’est-ce donc la mort, sinon, le passage, l’entrée dans la Paix – et à tes côtés -, un avant-goût de la félicité ? » Ici encore une sérénité lucide donne la tonalité maçonnique d’un « n’esquive pas ».

De même, dans les noces de Figaro K 492 au début de l’acte II, la tonalité en Mi b symbolique du nombre 3 – tonalité maçonnique par excellence−, ainsi que la comtesse Almavira dans une aria des plus éprouvantes du répertoire de soprano, expriment une nostalgie de la mort qui est sœur de celle de Pamina dans la flûte enchantée. La foi maçonnique de Mozart ne saurait s’exprimer plus nettement : la réalité spirituelle est invisible et plus vraie que l’action temporelle. Ici, l’opéra bouffe de Mozart nous fait pénétrer dans le domaine de la musique sacrée.

Quant à la douzaine d’œuvres de circonstance, composées à la fin de sa vie, entre 1785 et 1790, elle ne manque pas d’être éloquente sur l’évolution spirituelle du maître. De tout ce foisonnement d’œuvres, l’ode funèbre en ut mineur K 477, constitue une page bouleversante. Cette pièce fut exécutée lors d’une tenue dédiée à la mémoire de deux frères maçons décédés en novembre 1785. Toute imprégnée d’une intensité spirituelle par le choix de la tonalité en ut mineur, ses notes liées par deux, ses tierces et sixtes parallèles sont autant de traits symboliques maçonniques : la section d’or – soixante-neuf mesures desquelles se dégage un sentiment étreignant où aux plaintes  des  instruments à vent, répondent les violons, tandis que hautbois et clarinettes psalmodient le thème liturgique. Enfin l’ut mineur – tonalité fondatrice −, témoignera dans le finale du triomphe de la Lumière. Ici, l’emploi du do majeur dans ce finale, en symétrie à la tonalité ut mineur du début, alors même que la tonalité relative eut été dans une harmonie conventionnelle le mi b majeur, procède d’une construction harmonique tout à fait aboutie dans la symbolique. Aux plaintes des instruments dans l’’preuve de la mort, répond  la tonalité fondatrice – triomphe de la Lumière, du Principe créateur dans la résurrection. En avril 1785, la même tonalité en ut majeur avait modulé la Fantaisie pour piano K 475. L’hiver de cette même année, en décembre, s’achèvera la chaîne des six quatuors dédiés à son ami maçon Joseph Haydn.

Le 26 juin 1788, Mozart met un point final à  sa  trente-neuvième  symphonie, trois jours avant la mort de sa fille Thérèse. Nous ne saurons jamais quelles circonstances ont présidé à la naissance de cette symphonie N°39  en  mi  b  majeur  K  543.  L’emploi  dans  cette  œuvre  majeure  de  la clarinette –instrument maçonnique par excellence−, a fait surnommer cette œuvre de symphonie maçonnique. Il est vrai que l’idéal spirituel de Mozart s’y fait jour de manière éblouissante :

  • dans le premier mouvement – forme sonate vif -, tout de gravité dans l’adagio et l’allegro, les gammes ascendantes et descendantes d’un remarquable effet dramatique modulent jusqu’à la dominante d’ut mineur (sol) − symbole de l’œuvre au noir, la lutte des antagonismes. 
  • dans le troisième mouvement, tout de joie et de réconfort avec le menuetto allegretto (forme à trois partie gaies, menuet à trio – symbole de l’œuvre au blanc, de la pureté intérieure acquise pas à
  • dans le thème du finale allegro, tout de confiance et de lucidité, avec le développement en la b (c’est la forme sonate et non rondo) – symbole de l’œuvre au rouge, la transmutation finale.

Le 10 août 1788, Mozart met la dernière touche à son ultime symphonie, la symphonie N° 41 en ut majeur dite symphonie Jupiter. Là encore, le choix de la tonalité fondatrice n’est pas fortuit. À l’apogée de son génie, Mozart unit avec audace la rigueur du style fugué et la limpidité de la forme sonate, linéaire et sans épaisseur. Il y a là, d’évidence, une métamorphose musicale subtile, où il faut passer par l’équerre, l’angle, c’est-à-dire la rigueur du style fugué, pour s’élever vers le Divin – la limpidité de la forme sonate. On a voulu voir dans ces dernières symphonies son testament philosophique.

Pourtant en 1791, Mozart n’a plus que quelques mois à vivre. Ils seront consacrés à la composition d’œuvres uniques dans lesquelles son génie a rarement paru aussi saillant. Nul n’ignore plus que sa dernière œuvre achevée n’est pas le requiem – que terminera son disciple SÜSSMAYER, dont le moins qu’on puisse dire est qu’il n’est pas très « ecclésiastique » −, mais une cantate maçonnique K 623 destinée à l’inauguration d’un temple où se tiendraient nous est-il dit : « les travaux qui révèleront le grand secret et donneront la vraie Lumière venue de l’Orient ».

Mais parmi ces pièces de choix, la flûte enchantée, créé à Vienne en septembre 1791, opéra ésotérique en deux actes, constitue « l’améthyste ». Derrière un livret faussement naïf et absurde qui heurte et déroute encore aujourd’hui les bons esprits profanes, au point de leur faire dire qu’il est scandaleux, Mozart délivre l’essentiel de sa pensée philosophique. On prête même à Mozart les premiers mots de l’air de Papageno « c’est moi l’oiseleur joyeux », qu’il aurait répété dans son ultime phrase consciente. C’est dire que la flûte enchantée n’est pas seulement un grand opéra, mais l’œuvre cardinale du maître, œuvre initiatique où les implications maçonniques y sont nombreuses.

Goethe, son frère maçon, admirera cette œuvre au point de vouloir lui donner une suite comme à son Faust.

Le climat social et spirituel que fut celui de l’auteur de la flûte enchantée durant les dernières années de sa vie, montre que la franc-maçonnerie était un sujet très à la mode, alors même que Marie-Thérèse en fit interdire la pratique et s’employa à dissoudre les loges de manière coercitive. Emmanuel Johann Schikaneder, lui-même maçon, qui appartenait à la même loge que Mozart « la Bienfaisance » − homme doué de sens pratique comprit l’intérêt de développer sur scène le thème des rites interdits. De là naquit le livret de la flûte enchantée dont l’hermétisme porteur à lui seul de symboles maçonniques forts sera magnifié par la musique de Mozart.

L’action se situe en Égypte, berceau présumé de la tradition maçonnique. L’appelé Tamino, prince égyptien, et Papageno sa doublure trop humaine d’homme oiseau sont charmés par la Reine de la nuit et ses trois dames. Ils acceptent inconsciemment le mensonge qui fait de Sarastro un monstre qui retient la beauté en esclavage, personnifiée par Pamina.

Si la Reine de la nuit s’exprime avec toutes les conventions du beau chant (bel canto), c’est parce qu’elle est la figure même du monde de conventions incapable de supporter « l’éclat de la Lumière » − de la sagesse.

Tamino découvre Pamina et le mensonge initial devient apparent, mais rien n’est encore acquis – les humains ne peuvent parvenir à changer le monde que dans un long processus d’épreuves. Il faut passer par la purification avant de pouvoir rejoindre le grand chœur des prêtres qui chante la gloire d’Isis et d’Osiris. Il n’est pas donné à tout le monde d’atteindre la sérénité. Papageno bégayant de bonheur s’arrêtera en route. Tamino traversera toutes les épreuves grâce au son de sa flûte – symbole de l’harmonie intérieure de l’être. Au-delà de l’eau et du feu, il retrouvera Pamina et la félicité inaltérable basée sur la Beauté, la Force, la Sagesse – les trois colonnes du tableau de la loge de compagnon. Mais aussi la trilogie sur laquelle repose la démarche maçonnique pour accomplir le Grand-Œuvre.

Vêtus de vêtements sacerdotaux, ils rejoignent le chœur des prêtres. Les rayons du soleil ont chassé les ténèbres. Tamino pénètre enfin dans le règne de la Sagesse – le bonheur est d’ordre métaphysique. Tous les symboles rituels infusent la signification supérieure de ce livret. Osiris, le premier des cinq jours supplémentaires arrachés à la lune (épagomènes), annoncé au moment de sa naissance comme le maître de toutes choses apparu à la Lumière, symbole de résurrection, et son épouse sœur Isis, mère universelle, la magicienne qui enseignera aux humains l’initiation aux mystères. L’initié doit se libérer de son angoisse originelle subie par la naissance, à travers l’épreuve de l’air, de l’eau et du feu. Il passe par la purification de l’œuvre au noir de l’apprenti ; il accomplit son œuvre au blanc par la restructuration comme le compagnon ; et fait son œuvre au rouge par l’expérimentation comme maître pour la transmutation finale. Bien plus, la musique sous-tend ce parcours initiatique des trois degrés de la loge bleue par la symbolique des nombres, l’utilisation de la tonalité en mi b majeur et l’emploi de la clarinette qui marquent l’affirmation du compositeur dans sa confiance lucide en  l’idéal maçonnique. L’emploi des symboles des nombres ainsi que la tonalité en mi b majeur ne sont pas fortuits :

La note mi est la troisième note de la gamme naturelle –  nombre  symbolique ;

La tonalité en mi b majeur est la troisième tonalité bémolisée et comporte trois bémols à la clé.

On ne peut manquer de voir dans le nombre trois qui revient de façon récurrente, le symbole : des trois lumières de la franc-maçonnerie ; des trois degrés initiatiques ; des trois fenêtres ; du triangle rayonnant ; des trois vertus théologales ; mais aussi l’idéal de parvenir à construire le temple intérieur en harmonie avec les trois niveaux de l’univers – le minéral, le végétal et l’animal.

En second lieu, l’utilisation de la clarinette, omniprésente, instrument quintoyant – qui permet en tenant une même note et en poussant le souffle dans la colonne d’air d’obtenir l’intervalle de 12ème – c’est-à-dire, la quinte de l’octave du son fondamental et non l’octave. Là encore le nombre 5 (quinte) allié au 12 (intervalle de 12ème) est d’une symbolique éblouissante. Par ailleurs, à l’époque de Mozart, la clarinette disposait par sa construction organologique de 6 clés – encore un multiple de trois. Ce n’est qu’en 1812 que sera construite la clarinette à 13 clés par le compositeur Yvan Meyer.

Enfin, la tonalité de l’instrument en la – le « la » est la troisième note en descendant la gamme et la sixième note en la montant (multiple de trois). Cette clarinette en la, au son velouté, au timbre dramatique sonne une tierce plus bas que la notation musicale écrite sur la partition, c’est-à-dire un ton ou un demi-ton diatonique plus bas. Mozart exploite au maximum  les possibilités de l’instrument, ses sonorités dont la plénitude n’a d’égale que la tendresse et la souplesse pour rendre l’effet de l’harmonie intérieure.

Avec le requiem, le concerto pour clarinette dédié à son frère maçon Anton Stadler, et la flûte enchantée, Mozart a composé une trilogie qui plus qu’un éloge de l’amitié, constitue un hymne à la fraternité universelle et au triomphe de la Lumière.

 https://lire-bricesaintcricq.jimdo.com/?logout=1