La définition généralement admise du féminicide est l’homicide volontaire d’une femme, mais il existe des définitions plus larges qui incluent tout meurtre de filles ou de femmes au simple motif qu’elles sont des femmes.
Même si les féminicides sont très majoritairement commis par des hommes, d’autres femmes peuvent en être les auteures.
Selon l’OMS  » Les résultats préliminaires d’une étude poursuivie par l’OMS et la London School of Hygiene and Tropical Medicine montrent que plus de 35 % de tous les meurtres de femmes dans le monde seraient commis par un partenaire intime. »
Toujours selon l’OMS, « Un des groupes de femmes qui courent un risque accru de fémicide commis par un partenaire intime est celui des femmes enceintes, comme le montrent les rapports de médecins légistes et les dossiers de police examinés dans 11 villes des États-Unis. »
Parmi les féminicides, il y a les crimes dits « d’honneur » liés à des croyances communautaires mettant en jeu les « codes de l’honneur familial » !
On associe parfois les féminicides liés à un problème de dot aux crimes pour « l’honneur ». Vouloir prévenir les féminicides impose de les comprendre !
Quatre éléments méritent d’être rappelés :
– dans toutes les cultures et traditions du Monde entier, la violence pratiquée à l’égard des femmes est socialement et culturellement un droit attribué aux pères, aux maris, aux oncles et parfois aux grands frères !
– dans de nombreuses traditions, le féminicide est une offrande rituelle destiné à honorer les dieux !
– la prostitution est dans les sociétés contemporaines la persistance du droit des hommes à disposer du corps des femmes !
– en déniant aux femmes leur féminité pour n’honorer que la mère, les religions (mais les obédiences maçonniques le font aussi de façon plus soft) participent à la violence faite aux femmes !
Lorsqu’on prend conscience qu’une société possède des codes, il est clair que les interdits pris par des autorités civiles n’ont pas beaucoup d’espoir d’être respectés.
Les féminicides ne sont qu’un aspect de la violence faite aux femmes ; celles-ci  n’ont eu jusqu’à maintenant d’autre choix que de se soumettre aux mâles et à leurs forces !

Il est tentant de croire que la culture judéo-chrétienne n’est pas concernée par les féminicides et de reporter sur d’autres cultures cette horreur. En réalité, dans la Bible et dans la Torah, l’homme prédomine !

Comprendre cette aspect culturel doit permettre de prendre conscience de l’importance de l’implication de la société civile et des responsables religieux pour modifier les archétypes qui continuent à modéliser la jeunesse.

Le premier devoir des femmes est de bannir la soumission ! Cette affirmation de l’autorité féminine commence à émerger dans certains pays européens mais au niveau mondial il reste encore beaucoup de chemin.

La franc-maçonnerie féminine a un rôle important à jouer pour refuser l’aliénation et modifier les codes, y compris dans les rituels. Malheureusement aujourd’hui, la franc-maçonnerie mixte n’a pas su se dégager de la suprématie masculine.

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