Un jeune taureau est enfermé dans un champ où se reposent trois génisses et un vieux taureau.

Le vieux taureau, chose inhabituelle, porte un kilt et fume la pipe.

Le jeune taureau, tout fougueux, pense « chouette, chouette, chouette, ces trois jolies donzelles égarées, elles sont pour moi, hé, hé… ».

La première génisse passe devant le jeune taureau, puis file vers le vieux taureau qui immédiatement lui fait honneur.

Le jeune taureau reste consterné. Qu’importe, pense-t-il, il en reste deux autres.

La seconde génisse passe devant le jeune taureau, le toise, puis file voir le vieux taureau qui, immédiatement lui fait honneur…

Le jeune taureau est stupéfait. Il pense qu’il va avoir les faveurs de la troisième génisse. Il se dirige alors vers elle. Celle-ci, comprenant les intentions du jeune taureau, court se réfugier auprès du vieux taureau (qui ne quitte jamais son kilt de surcroît…) qui, immédiatement, lui fait honneur.

– « Ca c’en est trop !» déclare le jeune taureau. « Je veux savoir pourquoi. » Il se dirige alors, furieux vers le vieux taureau accoudé à la barrière de l’enclos, vêtu de son kilt et fumant toujours la pipe.

« Pourquoi ? » demande-t-il, presque au bord du désespoir.

Et le vieux taureau, flegmatique, répond :

– « Ô jeune taureau, ne sais-tu point qu’ici, seul le Rut Écossais Ancien est Accepté ? »