A la gloire du G\A\D\L\U\

L’être humain dans son essence originelle, lorsqu’il arrive sur cette terre, ne connait qu’un seul langage, une seule essence, un seul code : l’amour.

Ses vibrations intrinsèques et immanentes vont l’amener très rapidement à se confronter et à créer des relations expérientielles bonnes ou mauvaises. A l’image de la gravité, lorsque la terre attire la pomme de Newton, l’humain va attirer à lui les expériences et les relations au travers de ses expérimentations terrestres. En revanche, ce que nous savons moins, c’est que la pomme attire elle aussi la terre avec la même intensité. Il va donc s’opérer un même monde d’interactions bidirectionnelles entre l’humain et tout ce qui l’entoure. Ce dernier va créer et va évoluer dans son propre univers régi par cette même loi de la gravité. Un univers dans lequel sa perception mentale va agir et rayonner tout au long de son existence. Le jeune humain va évoluer et se construire durant ses premières années pour donner du sens à sa vie, à son existence. Mais comme cet humain passera par différentes étapes de vie, à quel moment pourra t’on dire qu’il est lui-même. Qui de ses diverses facettes de personnalité est-il réellement ? Devra-t-il attendre sa mort pour savoir qui il est ?

Pour Françoise Dolto l’enfant est appelé « le 3ème désir ». Ce 3ème désir est bien entendu l’âme de l’enfant futur. Pour ma part, cette entité qui prend vie et corps au moment de la conception, ne sélectionne certainement pas ses parents par hasard. Ces derniers, sont le parfait et juste terreau d’un futur travail d’évolution pour son voyage terrestre. Un travail quotidien uniquement basé sur l’expérience de la vie.  N’oublions pas que si chacun de nous est ici ce soir, c’est qu’il a vaincu des millions d’autres spermatozoïdes lors d’une première course de vitesse et d’agilité, pour rejoindre l’ovule disponible et compatible. Il nous a fallu à tous une sacrée volonté pour remporter cette première victoire.

Ainsi, ce troisième désir incarné arrive sur cette terre faire l’expérience de la vie. La route sera longue, semée d’embuches et de moments de bonheurs, jalonné de lumière et d’obscurités, avec lesquels il faudra composer pour aboutir à sa complétude. Car je peux l’annoncer dès maintenant, le voyage terrestre, selon moi ne sert certainement pas à devenir parfait, nous le sommes déjà. Il sert uniquement à apprendre à devenir complet. Mais nous y reviendrons.

L’enfant naissant va donc se construire et donner un sens, un nom, une étiquette à chaque chose qu’il découvrira quotidiennement. Son mental ne pourra fonctionner ou raisonner, que sur ce qui est déjà connu ou identifié par lui même. Excluant ainsi l’inconnu, jusqu’à ce qu’il soit apprivoisé.

Si l’enfant se trouve confronté à l’insupportable, ce qui veut dire à des situations contre nature ou encore, à un univers qui se heurte trop fortement à ses idéaux d’enfant, son mental va opérer en lui un mécanisme d’auto-culpabilisation. La culpabilisation rendra alors supportable l’insupportable. « C’est de ma faute, je suis responsable« . Va s’en suivre un second mécanisme qui se nomme la honte. Puis un troisième verra le jour petit à petit, celui de la tristesse qui pourra être couplé à celui de la colère. Il se peut aussi, dans certains cas extrêmes, que le seul refuge possible pour le mental devienne l’oubli de cet insupportable. Les bases du dérèglement relationnel sont jetées. Vous devez penser que tout ceci est exagéré, ou encore, que les choses sont beaucoup plus simples. Rappelons-nous simplement que, lorsque Boris Cyrulnik, qui est connu comme un des pères de la résilience, est arrivé dans les orphelinats roumains, qui étaient des mouroirs, les enfants étaient alors des pestiférés. Le personnel avait interdiction de toucher ou de créer un contact avec les enfants. Il en résultait que les bébés mourraient les uns après les autres. Jusqu’au jour ou un nouveau né survit sans que l’on comprenne pourquoi. Il s’avérait qu’une infirmière avait désobéi et s’était attachée à ce petit être. C’est alors qu’on commença à comprendre que le lien d’amour chez le nouveau né est aussi important que le biberon. Sans amour pour un bébé pas de vie durable.

Lorsque je suis né, j’étais un magnifique château. Comme chacun le sait, les châteaux sont comme les anges, un corps au centre et une aile de chaque côté. Je voyageais de pièces en pièces et partageais avec mon petit monde chaque recoin de cette grande demeure très lumineuse, très éclairée, dont j’étais très fier. D’ailleurs, comment ne l’aurais-je pas été, je n’en connaissais pas d’autres. Puis vint l’époque de mon éducation. Dans une de mes nombreuses pièces, certaines choses ne plaisaient pas à tous, j’étais trop de ceci. Dans certaines autres, je n’étais pas assez de cela. Au fil du temps, je fermais donc les volets des pièces qui n’étaient pas conformes à l’idée générale et plus particulièrement à la volonté des gens que j’aimais.

Il m’arrivait aussi de fermer les volets de certaines pièces pour me conformer aux injonctions de gens que je craignais, ceux que j’appelais l’autorité. J’acceptais donc d’amputer mon espace pour me faire socialement accepter. Je réduisais ainsi ma surface habitable pour devenir ce que nous nommons, quelqu’un d’aimable. Non pas dans le sens de sympathique, mais bien dans son sens premier, quelqu’un qu’on aime.

Les années avaient passé et j’avais fini par m’habituer à vivre dans 50 m2. Les milliers de mètres carrés de mon enfance avaient totalement disparu. Mais, pourquoi se plaindre, certains vivent dehors et se contentent d’un banc sans trouver à redire ? La seule question que je pouvais me poser, c’est Carl Jung qui eu pu le faire en me disant « Préférez vous être entier ou être bon ? ».

Comme nous l’avons tous entendu le mois dernier, lors de la dernière planche sur « l’alchimie opérative », la lumière n’est qu’une et unique, alors que les ténèbres sont toujours multiples. J’avais donc réussi à multiplier les ténèbres de mon château par ma non-action et surtout, mon besoin d’amour. Fort heureusement, la lumière continuait à briller à l’extérieur en attendant l’heure de mon éveil futur.

Les lois de notre univers ne sont ni justes, ni injustes, du moins selon les critères humain, religieux ou moraux habituels. Ce qui doit arriver arrive tout naturellement car tout évènement, beau ou cruel, est porteur d’un sens caché qu’il nous convient de découvrir. Nous ne comprenons pas toujours d’instinct la leçon que la vie nous envoie. Il nous faut parfois du temps pour donner du sens à nos expériences. Comme l’a dit le dramaturge et politicien récemment disparu Vaclav HAVEL « Avoir l’espoir ne veut pas dire que nous pensons que les choses vont se produire bien. Cela signifie simplement que nous pensons que les choses auront un sens ». Et le seul sens que je pouvais donner à la négation de mon être et de mes potentialités ne pouvait trouver son explication logique que par la quête d’amour des autres et parfois par la peur de la honte.

Une autre remarque fit jour, comment pouvais-je me faire dépendre de l’amour des autres, si j’avais été déjà intégralement rempli de mon vrai amour. Cela ne fut point possible ? Cette question est capitale. Tant que je cherchais chez les autres l’amour que je n’osais pas m’accorder à moi-même, je me perdais et m’éloignais de mon but et de mon moi-même.

Il arrive toujours dans la vie qu’une chance, ou plutôt une opportunité, se présente. L’univers envoie à chacun de nous des signes. Ces signes peuvent cependant rester très longtemps incompris ou parfois sembler incohérents. Puis subitement, sans savoir pourquoi, ils prennent un sens et une nouvelle vie peut alors commencer. Nous avons tous remarqué que le jour où nous avons le bras cassé, nous rencontrons comme par hasard, des gens au bras cassé. Ils ne sont pourtant pas plus nombreux que la veille, mais notre attention est soudainement attirée par cette réalité jusqu’alors invisible.

Pour ma part, ce signe que la vie m’envoya vint d’une profane très éclairée. Je m’intéressais depuis très longtemps à la maçonnerie, mais je n’avais pas encore reçu ce que nous appelons la lumière. Elle me dit un jour : « Connais-tu le travail sur la part d’ombre de notre être ? ». Ma réponse fut immédiate, non !

Elle m’initia alors à un concept d’une évidence telle, que je comprends mieux maintenant pourquoi les occidentaux ont pu croire aussi longtemps que la terre était plate.

Elle me dit ceci :

« Il existe en chacun de nous un monde du dehors et un monde du dedans. Le sombre ne signifie pas le négatif, cela concerne tout ce qui est hors de la lumière, hors de ton état conscient. En devenant conscient des parties déniées de toi-même, tu deviens plus entier. De par notre culture, nous sommes constamment en train de sélectionner et de valoriser des expériences, créant ainsi un idéal de nous mêmes et surtout un monde basé sur l’égo. Plus tu recherches la lumière, plus ton ombre s’épaissit. Ce qui ne correspond pas à ton égo-idéal (l’idée idéale de toi même, renforcée par la famille et la culture), tu le mets de côté, cela devient de l’ombre. Si tu mets de la lumière partout sur tes parts d’ombre, alors tu n’as plus besoin de chercher la lumière. Crois moi, essaie plutôt d’éclairer tes parts d’ombre »

J’avais depuis des années acquis une connaissance importante sur des tas de sujets concernant la quête de la vie. J’avais à l’époque plus de réponses que de questions sur l’existence. Pourtant, la vie m’envoyait quotidiennement des agacements incompréhensibles et surtout forts injustes. J’étais continuellement énervé par des perdants, des lents, des lâches, des pauvres, des malhonnêtes et quelques dizaines d’autres catégories qui semblaient volontairement m’énerver à un point qu’il ne m’était pas possible de nouer un lien avec un seul de ces ambassadeurs.

Voila que la théorie de mon amie me faisaient prendre conscience que tous ces gens qui attiraient mon attention en permanence étaient des zones d’ombre refoulées de moi-même ? Je les voyais uniquement parce qu’ils étaient des parties de moi non acceptées. Cela paraissait inconcevable et difficile à croire tellement ça bousculait mes croyances et me faisait sortir de ma zone de confort.

Alors je suis descendu dans le puits et j’ai inspecté. Ce perdant qui baissait les bras ou ce lâche qui fuyait devant l’adversité, comment ces gens pouvaient être moi qui suis si combatif, si courageux ? Si si, je vous assure, j’ai des dizaines d’anecdotes à vous raconter pour vous démontrer mon courage.

Puis je me souvins tout à coup des petites phrase entendues dans mon enfance « Franck tu n’es qu’un bon à rien, si tu continues comme ça tu ne réussiras jamais ». Des bulles de mémoires sont alors remontées et je me suis rappelé de mes dialogues intérieurs « Un jour papa tu verras, je serai le plus fort et tu seras fier de moi ». Mais combien de fois me suis-je campé devant mon père pour lui dire « Ce que tu me dis là est injuste d’un papa qui aime son fils ? » Combien de fois ai-je osé lui demander à être pris dans ses bras comme il le faisait quotidiennement avec ma sœur ? Jamais.

Soudainement, cela devenait plus clair pour moi. L’échec, la lâcheté et tout le reste était devenus tellement loin de l’image parfaite de ce que je deviendrai plus tard pour impressionner mon père, que je les ai enfermé dans certaines pièces de mon château et me suis empressé de ne pas y revenir. Ainsi mon château se restreignait de jour en jour pour devenir conforme à ce que je croyais être les attentes des autres, et surtout pour obtenir une reconnaissance qui finirait forcément pas venir.

Le temps avait passé et maintenant cela devenait plus clair pour moi, j’allais entreprendre de rouvrir une par une toutes les pièces de mon château. Cela faisait trop longtemps que l’obscurité régnait. Je manquais d’air.

Vous vous posez peut-être une question : et la maçonnerie dans tout cela ? Comment se positionne-t-elle dans ton travail de recherche ?

Quelques années plus tôt, me forcer à côtoyer ou à travailler en fraternité avec tous ces groupes qui m’étaient insupportables, m’aurait certainement permis de prendre conscience qu’ils ne sont pas si dangereux. Mais cela n’aurait certainement pas résolu durablement mon problème de fond. Chassez le naturel, il revient au galop. Il suffit de voyager dans quelques loges de la région pour rencontrer des FF:. ou des SS:. dont le niveau maçonnique est très élevé, mais les parts d’ombres sont tellement opaques que leur château tout entier est en jachère. Leur cœur vit sur un simple banc, pendant que leur égo croit occuper le château de Versailles. Après des dizaines d’années de pratique maçonnique, ils sont capables d’une intolérance, d’une impatience ou d’une incivilité qui gomme d’un trait de crayon toutes les belles intentions de notre ordre. Il est vrai aussi que, chacun fait ce qu’il peut et à son rythme. Il n’y pas de jugement dans ce constat.

Selon mon niveau de compréhension actuel de la maçonnerie, je vous propose de partager avec vous mon point de vue sur l’intérêt de ce travail sur la part d’ombre dans l’Art Royal.

Tout d’abord parlons de la loge et des membres qui la compose. Des hommes et des femmes, une somme de passés et des passifs, comme partout ailleurs. Existe-t-il dans le monde une seule loge composée de SS:. et de FF:. en parfaite harmonie ? Bien entendu que non ! Mais alors comment appliquer ce concept du travail sur la part d’ombre. Rien de plus simple, la SS:. ou le FF:. en loge avec lequel nous avons le moins d’affinité, celui qui nous énerve le plus par son attitude, son élocution, son manque de ponctualité, sa simple présence… est sans nul doute celui ou celle qui nous permettra le plus un vrai travail sur notre pierre. Grâce à cet autre, qui nous renvoie nos propres parts d’ombre, nous pouvons dans cet athanor qu’est la loge, travailler à l’éclairage des nombreuses pièces de notre château trop longtemps fermées. Ce travail introspectif grâce à l’autre qui nous renvoie nos parts d’ombre, va nous faire progresser en rediffusant la lumière en nous, pour devenir entier.

Combien de maçons attendent un miracle qui résulterait des milliers de tours effectués autour des 3 colonnes lumineuses au fil des années de pratique ? Je vous pose une question, avez-vous déjà rencontré un réel maitre ? Vous savez un être lumineux, touché par la grâce, dont la parfaite harmonie intérieure nous donne instinctivement l’envie de pratiquer et de ressembler inconditionnellement à ce sage après quelques années de pratique ? Moi non, jamais à ce jour. J’ai cependant rencontré des centaines, des milliers de maçons qui travaillent et qui cherchent avec leurs imperfections. J’ai rencontré des êtres en évolution. Et bien souvent, le meilleur travail je l’ai fait avec des apprentis. La raison est simple, l’apprenti est toujours dans le doute, dans  l’attention, la crainte de mal faire, la recherche de connaissance. Les pires conflits en maçonnerie, soyons honnêtes et lucides, interviennent dans les ateliers supérieurs là où tout le monde sait, là où les égos peuvent s’épanouir librement car nous avons reçu la lumière.

Le pire ennemi du maçon en quête de lumière n’est pas la gêne ou la nuisance, bien au contraire, c’est son outil de travail principal, son opportunité s’il sait l’utiliser et la transformer. Le handicape du maçon, c’est plutôt la non recherche de sens dans ses expérience vécue. Imaginons, nous nous trouvons dans une obédience ou le Grand Maître est dictatorial ou pire malhonnête. Notre réaction première sera de nous opposer, de tenter de le faire changer ou le faire partir et au final, de quitter l’obédience si rien ne change. Nous sélectionnons alors une autre obédience et nous pensons que tout ira mieux. Puis les mois passent et comble de malchance, l’expérience se réitère. Nous pourrons passer notre vie à changer d’obédience ou de loge, tant que le travail sur l’ombre ne sera pas effectué, l’expérience se reproduira inlassablement. A l’image des femmes violentées qui divorcent pour retrouver comme par hasard le même genre d’homme et ainsi le de suite. Le maçon va ainsi rechercher au dehors ce qu’il refuse de dévoiler et d’éclairer au-dedans. La loi universelle de l’attraction nous permet d’attirer à nous des expériences qui nous sont utiles pour grandir.

Pour illustrer ce thème de travail, je vais vous parler d’une vieille tradition Hawaïenne qui se nomme ho’oponopono que l’on peut traduire par :

Ho =  « commencer  un travail pour… » et

oponopono = « remettre en ordre; juste, retravaillé, harmoniser, corriger, régulariser, ordonner, nettoyer, ranger, agir correctement. ». Cela ne vous rappelle rien ? Notre V.I.T.R.I.O.L. !

Pour illustrer le travail ho’oponopono, je veux vous raconter l’histoire du Dr Len à Hawaï, qui avait en charge des dizaines de dangereux criminels dans un centre de détention. Ils étaient tous enfermés et pour certains en camisole de force. Le Dr Len traita tous les patients de ce centre sans jamais les rencontrer ni leur adresser une seule parole. Sa seule action fut de travailler à se concentrer sur chacun d’eux en répétant : « Je m’excuse. Pardon. Je vous aime. »

En s’excusant et se pardonnant lui-même, en s’imprégnant de réel amour pour chacun de ces cas et leur pathologie, il influença ainsi chacun d’eux. Pour certains, les effets furent flagrants. Même le personnel de ce centre s’en ressenti. Il s’agit d’un exemple de travail interne pour changer l’externe.

Attention, quand je parle de se pardonner, il s’agit uniquement de se redonner sa part… de lumière. Il ne s’agit aucunement de culpabiliser pour les actions passées. Pour ce faire, le travail consiste à se connecter à son amour inconditionnel. Se repentir n’a jamais voulu dire se fouetter, cela veut dire remonter la pente jusqu’à son cœur.

Un de mes amis affirme que la bible contient un virus dommageable pour l’humanité. Il affirme que dans la genèse, lorsque le serpent demande à Eve de manger la pomme pour devenir Dieu et obtenir la connaissance divine, il s’agit d’une parabole du « faire pour être ». Or le G:.A:.D:.L:.U:. comme nous l’appelons chez nous, est déjà présent en nous. Vouloir le chercher au travers d’une action extérieure c’est le début de l’enfer. Nous n’avons pas besoin de « faire » pour  « être », nous devons nous révéler et devenir ce que nous sommes déjà, selon la pensée Nietzschéenne.

Pour résumer et aborder la conclusion de ce morceau d’architecture, il convient de retenir :

  1. Une loi universelle basée sur le principe de la gravité attire à nous ce qui nous permet d’expérimenter, pour nous mettre en cohérence, en harmonie avec ce que nous sommes réellement. Rappelons-nous que le mot « impeccable » signifie être « sans pécher », mais surtout que le mot « péché » n’a jamais voulu dire être sans faute, il vient du grec et signifie « viser hors de la cible » ce qui nous ramène à notre fil à plomb et notre recherche de cohérence et d’alignement avec notre être. Il n’a jamais été question de respect des règles extérieures ou des normes sociétales.
  2. Notre mental, ce compagnon fort utile à une période de notre vie, qui nous a peut-être même sauvé en donnant du sens à l’insupportable, contrôle désormais intégralement notre vie et nous coupe de notre ressenti. Il nous éloigne grâce à de belles théories, de ce que nous sommes réellement. Il convient donc de reprendre les clés et de nous connecter à notre ressenti et nos émotions au détriment de notre analyse et de nos habitudes
  3. Chaque titillement, chaque jugement négatif, chaque nuisance, chaque agacement est l’occasion d’expérimenter ce qui se cache derrière. Quelle est en nous cette zone d’ombre qui nous rend incomplet ? Laissons nous toucher et éclairons de pleine lumière nos pièces fermées afin de devenir complet et ne plus nous priver de nous même. Imaginons un seul instant qu’il nous reste quelques secondes à vivre. Que nous prenions conscience que nous ne nous jamais rencontré réellement. Imaginons ce moment magique de plénitude que de pouvoir sentir l’être d’amour que nous sommes dans le fond.

L’exercice que je vous propose à toutes et à tous, est le suivant : dans les prochains jours, chaque fois qu’une expérience négative se présente à vous, ne la chassez pas, n’essayez pas de la transformer en pensée positive pour la nier, car la méthode du Dr Coué ne marche pas, essayez simplement de lui donner un sens. Tout d’abord acceptez-la, accueillez-la et connectez-vous à ce qu’elle génère chez vous. Que ressentez-vous en la vivant. En quoi cette aspérité vous concerne ? Comment mettre la lumière sur ce point qui ne concerne que vous dans le fond ?

Pour conclure je vais laisser Henri Bergson nous donner le mot de la fin : « Il y a des choses que l’intelligence seule est capable de chercher, mais que par elle-même elle ne trouvera jamais. Ces choses, l’instinct seul les trouverait, mais il ne les cherchera jamais. »

J’ai dit mes SS:. et mes FF:.